14.10.11

Déchaîne Ment...



Ciel !
Bleu, il s’allonge sur l’horizon comme un ruban de mer perdu dans les airs on le voit, on voudrait le toucher, il s’insaisit comme le courant de l’eau qu’on dirait croiser en bateau, alors que chacun sait que le bateau ne fait qu’en croiser d’autres, et encore même pas de sirènes, point de pompiers dans l’amarre salée, point de rocher où se fixer telle une patelle dévergondée, file au vent et revient tout de suite mettre un point à cet horizon perdu de ciel entêté.
Nuage !
Blanc ou gris c’est selon, qu’il décide ou non de faire salon devant ma baie vitrée, salie de pluie, mouillée, comme si les larmes qui pleuvent cherchaient par où entrer alors que ma porte est toujours ouverte, ou rouge plutôt je préfère, ça m’amuse tiens, de te faire croire qu’ici c’est un moulin, alors que tu sais bien qu’il faut appeler d’abord, comme le type hier soir « allo, tu es dans ton lit ? » non, « allo, Monique ? » non, pas Monique, je t’ai fait la nique de cette appel trompé, pas elle j’espère, mais loin de te souvenir d’un numéro, tu t’es trompé, bougre.
Bois !
De mon bureau jusqu’à la lie, je tiens le verre qui l’encadre du bout des doigts et je vois en reflet le ciel et le nuage, d’ici haut, un jour qu’il fait beau, ça arrive parfois comme les trains sur les quais de gare, à l’heure jamais, en grève souvent, de plage où les pique-niques de Monique peut-être lui manquent, sait on jamais de quoi le pain quotidien sera fait, de tapas aux poivrons grillés rouges ou vert, fermés dans la mie trempée, de sel de l’eau de l’embrun qui fume sur ta main.
Rit !
Oui, de qui de quoi, de quelqu’un pourquoi pas, de la vie aussi c’est bien de mettre du poivre, ça pique et ça pleure le nez, comme la moutarde jaune qu’il me tarde de faire ancienne, pour les points qui la parsèment, une fois sur l’escalope, salope, ouh, que dis-tu bougresse, soit donc polie dans ton délire rugueux, comme la planche du cercueil d’Addie que son fils, qu’elle déteste d’aimer trop fort, et le courant qui les traverse, verse la charrette, noyés, sauvés par la mule, non, une mule fait trop la tête pour sauver qui que ce fut, de toute façon, elle est morte, Addie, et la mule, aussi. 

3 commentaires:

  1. Ben ça c'est14 octobre 2011 à 18:35

    Rutabaga ben ça c'est des bigoudis dans la tête des têtes des filles qui mon des mots et na. Et s'en file les perles qu'on ne vienne pas dire que.
    Loin !! Si ! Pour ! Croissant !

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  2. Pour la patelle dévergondée, je ne vois guère qu'un bigorneau langoureux.

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  3. Ben ça, on dirait moi quand tu dis ça, croissant de lune ronde et pleine cette nuit de sommeil interrompu, merci :-)
    Le bigorneau langoureux, la patelle n'en fait qu'une bouchée et encore d'apéro :-)

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