26.10.22

Je suis

  Dix ans donnés à d’autres mots, ailleurs et en pensées. Que ce blog est donc loin, que l’amie m’y a refait penser. Je ne suis plus celle, mais une autre, ou bien la même. 

Relisant, le passé si loin, mon cœur frémit de ce qui fut et n’existe plus, plus du tout, rien. 

Sauf les plantes qui ont poussé dans le jardin, recouvrant les murs de fleurs et de racines la terre. Je lis l’eau de mer comme je respire l’encre invisible. 

Chaque matin me fait des images qui s’impriment à mon envers et me tiennent droite. 

J’ai perdu le sens du vent, il m’enroule, j’ai gardé le fond des mots, petit à petit ils se font nid. 

Que suis-je devenue aussi loin qu’un bras de mer où nagent mes silences ? 

En devenir toujours, puisque du passé je n’écris plus.