8.7.09

Et puis...et puis pardonnez moi mes absences...

Et puis c'est l'été, alors je flâne, je vaque, je me balade.
Les jardins peuvent être extraordinaires.Tu descends quelques marches et tu ne reconnais plus les lieux. Tu a l'impression que c'est tout serré, plus petit, mais quand ton épaule frôle la lavande dans laquelle bourdonnent les abeilles, quand ta jambe nue est recouverte de gouttes de rosées, celles qui glissent de la grappe de fleur que ta main a caressée, tu réalises que c'est toi qui est plus petite.

Et tu as envie de te cacher dans un bosquet tiens là derrière le tulipier, ou bien non, dans le massif de groseilliers.
Ces groseilliers tentateurs, ces grappes brillantes, lisses, rouge rubis ou comme un coeur palpitant dans la verte nature.Tu as la sensation d'être dans l'Eden du bout du monde, ces coins perdus qui ne se voient que quand on les regarde, ces instants magiques donnés le matin, alors que la cale au loin ne résonne pas encore du cri des pêcheurs.La mouette rieuse passe sur la mer qui descend.
Les Tadornes vont à la queue leu leu.
Ta tasse de café fumant à la main tu t'assois sur le petit mur en pierre.
Et vraiment, oui, vraiment, tu voudrais partager ce moment avec le monde entier.

21.6.09

Paradise or not Paradise?


Au matin, l'herbe encore mouillée, pieds nus, je vais cueillir quelques fruits pour le petit déjeuner.
Nous le prenons baies ouvertes, voire dehors. Avec encore une petite laine.
Souvent, je saisis ma boite à images et je fais un tour de jardin.
Je regarde pousser les fleurs, je compte leurs pétales, j'admire leurs couleurs, elles peuvent varier du jour au lendemain...
Je photographie les mêmes un jour, un autre jour, avec la lumière qui effleure la pulpe du fruit, l'aile du papillon, ils sont nombreux le matin les papillons.
Quand c'est dimanche ou mercredi, nous prenons vélos et carriole et nous voguons vers les sables grossiers des grèves de la Ria.
Parfois, c'est marée basse. Une semaine sur deux à vrai dire, le matin.
Peu importe. Les seaux seront utiles pour transporter coques et palourdes.
Nous pique-niquons.
Ce midi, le reste de crabe de la veille, des tomates cerises, quelques abricots, un verre de rosée.
Et puis, nous visitons le parc.
Le parc ostreichole.
Je ne sais pas vraiment si nous en avons le droit, mais il me semble que la mer est à tout le monde, nous gardons les mains dans les poches et nous admirons l'effet graphiques des lignes de sacs, des perches qui délimitent le parc.


Et puis la mer remonte, alors nous aussi.

Les petits à la sieste, les grands au jardin, cherchant un coin d'ombre, là où les arbres sont encore trop jeunes pour être capable de nous couvrir de frais.
Alors, c'est la fête des pères...pour marquer le coup, nous dégustons une pavlva, dont la meringue a cuit pendant la pêche du matin..et nous y mettons les framboises vues dans le jardin avec une ou deux fraises, sauvées des petites mains...

Il y a des moments parfaits ici aussi...
Et je m'en réjouis.

17.6.09

Accent

Il y a le chapeau pointu, l'accent grave et l'accent aigu.
Tu répètes?
Elle dit:
Accent grave
Accent aigu.
De la table, le fils lance:
Et l'accent soeur!
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Maman, ce matin je mets un pantalon à manches courtes.
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8.6.09

Pluie



Mes bottes ont des fraises imprimées dessus.
Pour faire croire au printemps, à l'été, ou à quelque chose d'improbable comme au soleil un jour de tempête.
J'ai un parapluie immense, on peut y ranger toute la famille ou presque, ça déborde un peu quand même, un de ceux qu'on évite de croiser dans un couloir ou au petit portillon de la cour de récré. Pour que personne n'ose penser à l'image de l' éléphant, je lève bien haut le susdit parapluie, mais là, il ne me sert plus à rien.
Juste il ressemble à un camembert, la faute aux couleurs qui en font le tour, un genre d'arc en ciel en toupie, un truc qui fait mal aux yeux, heureusement je ne suis pas Gene Kelly.
Enfin, ainsi attifée, je me crois invincible, la pluie, moi, en avoir peur, en avoir froid, en avoir des gouttes dans le dos, non, j'ai vécu dans une région où la pluie c'est comme le pain quotidien, comme l'eau du baptême, quelque chose dont tu restes un peu mouillé des années après.
Alors je marche la tête haute et j'ai le nez dans le jaune ou le orange du parapluie selon que je regarde à gauche ou à droite. Si je veux aller tout droit, je suis forcée de regarder en bas, le sol noir et mouillé ou sablé et pleins de rigoles d'eau qui fuit, qui retourne à la terre.
Rigoles d'eau.
Oui, ils rigolent les petits pieds bottés dans la flaque, ils s'éclaboussent, les mères crient noon, désespérées et rigolardes de voir leurs enfants noyer leurs sandales de toile, faut pas oublier qu'hier il faisait beau.
Une voix te dit "bonjour", tu es devant un pantalon bleu et des godillots éculés, tu parles à des pieds, tu lèves la tête et la baleine du pépin, tu reconnais ta copine, celle que tu avais l'habitude de repérer à la couleur de ses cheveux.
Les cheveux dans la capuche.
Ça te rappelle les jours de pluie sur l'eau, tu portais ciré et veste de quart, ton nez seul dépassait du chapeau, avec quelques mèches récalcitrantes. Tu avais l'impression de te parler à toi même, l'effet capuche, le son fait le tour de la tête avant de franchir le bâillon ciré.
Tu as vendu ta veste de quart et donné le ciré. Tes bottes ne sont plus bleues, tu ne fais plus de bateau.
Le marin est ton Homme.
L'herbe du jardin est verte.
Il pleut.

7.6.09

A Toutes!


Et n'oubliez pas d'aller VOTER!

5.6.09

Le Rien

Tu as la tête qui turbine, on te dit qu'est ce que tu as, tu réponds, Rien.
Tu es dans le noir, et tu ne vois Rien. Ou tu vois Rien?
Tu as mal à la tête, aux cheveux, à quelque part, mais tu n'as Rien.
Tu sais que tu as tout que tu n'as besoin de Rien, ou alors de ce petit Rien qui te manque.
Ils se blessent, saignent à longs fils rouges sur le tibia, tu leur dit, c'est Rien.
Il reste 5 ml de liquide dans ton verre, tu te dis, il n'y a plus Rien.
Tu fais parfois le tri entre ce qui sert et ce qui ne sert à Rien.
C'est qui Rien?
Avec tous ces petits Rien...Tous ces petits Ruisseaux...ces petits cailloux...
Tu fais une montagne, tu suis le fleuve, et ton Rien est plein comme un oeuf.
C'est juste que...à force de ne Rien faire, la force peut manquer.
De Rien.

28.5.09

Destin


Extrait de la biographie de Tobias Désiré, auteur méconnu.

[...] La maison s'ouvrait sur la pièce de vie principale qui se trouvait être la cuisine.
En franchir le seuil c'était comme s'octroyer un privilège, tant le bonheur de s'y trouver était grand.
Le sol, de pierres grises entièrement recouvert, des pierres de la région, sorties de terre à mains d'hommes, polies par leurs mains, lavées par leur sueur, on se devait de respecter la matière autant que leurs créateurs.
Aussi travaillait elle pieds nus.
Au mur des ustensiles en assez grand nombre pour seulement imaginer les merveilles qui pouvaient se faire, pour autant que l'imagination fut assez grande, car après tout, la science culinaire est vaste et ses limites toujours repoussées plus avant.
Il n'était pas nécessaire d'ouvrir le four, ou de soulever un linge sur un plat, pour deviner au fumet qu'une grande chose pouvait se produire.
J'avais toujours aimé son mystère.
Elle ne parlait pas beaucoup, seules ses mains tenait un dialogue compréhensible à elles seules, nous autres spectateurs impuissants à suivre le rythme de leur ballet.
Du plafond, elle décrochait un jambon fumé de l'hiver précédent, d'un couteau posé au mur, elle tranchait un drap de soie savoureux qui fondait dans la bouche, elle picorait dans un bol un ou deux copeaux de parmesan fraîchement tombés de la lame et nous le faisait goûter avec un sourire à demi amusé. Sans doute pensait elle que des ignorants comme nous avaient bien de la chance d'avoir autant de plaisirs à découvrir.
Au fond de la pièce grandement éclairée par de vastes fenêtres, se trouvait une porte en bois rouge qui menait au jardin. Cette porte était souvent ouverte, une petite marche de pierre conduisait directement au potager, ou à l'espace des aromates, petite jungle en toute saison, antre de parfums pour qui en frôlait les feuilles ou les branches.
Elle nous y menait parfois, nous tenant la main comme pour nous empêcher de nous perdre, la curiosité nous faisant marcher le nez au vent, sans suivre les petits passages qu'elle avait savamment imbriqués dans la végétation. A la fin du printemps, nous tombions le nez dans les piquants de framboises, rouges, pulpeuses, douces et savoureuses comme pour nous préparer aux chaleurs juteuses des fruits d'été, ou bien pour nous remettre d'un hiver vigoureux.
Rassasiés, elle nous en faisait garder de côté dans un bol, et nous le rapportions à la cuisine, aussi pieusement que s'il s'agissait du Graal, l'un guidant l'autre qui tenait le bol à deux mains, les yeux accrochés à la couleur vermeille.
Inconscients des trésors de l'apprentissage par la transmission des gestes, nous repartions courir à travers champs, faisant rouler les bottes de blés, fabriquant des arcs et des flèches avec les noisetiers souples, soufflant sur les plumes blanches du pissenlit, trempant nos godillots et chaussettes jusqu'aux genoux et fesses dans les ruisseaux.
Rouges, sales, transpirants, puants sans doute l'herbe écrasée de nos roulades pleines de rire, nous arrivions affamés à la fin de la journée.
Elle nous faisait laver les mains, nous asseoir à la table en bois clair, et nous servait d'abord un grand verre d'eau avant de demander si nous souhaitions un jus de fruits.
Et puis, elle allait chercher deux assiettes et nous servait un gâteau, aussi bon que beau, aussi frais que chaud, aussi parfait que le sommeil du juste. [...]
Je suis retourné dans cette maison des années après, plus de vingt ans.
Un courrier était arrivé chez mes parents m'annonçant le décès de cette vénérable et sage femme.
Nous nous sommes reconnus au premier coup d'oeil sa petite fille et moi. Avec nos rides, nos vies de citadins, nos envies de retour en arrière, nos souvenirs comme des coups de poings.
Un moment nous avons été les mêmes qu'avant. Nous n'avions pas besoin de parler, une étreinte a suffit pour nous remémorer qui nous étions.
J'aurais pu tout effacer d'un geste, du balancement de ses cheveux, comme du rayon de soleil passé sur la table de bois cirée par les milliers de pains pétris.
Comme des parfums de la feuille de basilic écrasée au mortier juste avant d'être mélangée à l'or d'une huile d'Olive parfaite.
Comme la ciboulette du jardin, coupée de près pour rassasier la tomate juteuse.
Comme la menthe, cueillie pour être mise dans l'eau frémissante, sucrée juste ce qu'il faut pour désaltérer les gorges brûlantes.
Et la lavande. De la couleur de son iris, de l'effluve de son sillage, un bouquet si gracieux.
J'étais bouleversé, prêt à tomber à la renverse, sa main sur mon bras me rattachant seule au présent.
Tout à coup, je me rappelais pourquoi j'étais cuisinier.[...]

27.5.09

Petit Dernier...

Ceux qui me connaissent ne sont pas sans savoir que je les abreuve de photo régulièrement, tant cette activité a de plus en plus d'importance pour moi.
Je pense un jour faire un blog où une photo serait le point de départ d'une histoire fictive...

En attendant, regarder derrière l'oeilleton d'un appareil à miroir (oui) reflète d'une façon différente la réalité, ou du moins permet de l'appréhender d'une autre manière.
Chaque promenade devient prétexte à "regarder", marcher le nez en l'air pour observer la forme des nuages, ou le nez par terre pour admirer la coccinelle...
Le matin, les belles lumières du printemps sont douces quand elles effleurent le pétale de la rose.
Le soir, les étoiles de soleil qui s'abîment dans la mer colorent les feuilles d'arbre de jaune ou d'orange...
Dans la journée, les grimaces des enfants, la rondeur de leur joue, la tache de chocolat près de la fossette, tout est mémorisé...


Il faut que je vous avoue que pour fêter le succès de Breizh Kiss, et que l'aventure continue, je me suis offert un reflex numérique. Un très compact qui a l'avantage d'être compact dans son prix aussi au regard des autres tarifs pratiqués.
Je suis très contente de cet Olympus E-420, j'apprends à m'en servir, et je mets à présent quelques photos sur un blog dédié à ça: tifenn.aminus3.com, parce qu'elles s'affichent en grand et que c'est très facile d'utilisation (et ça me modère car c'est une photo par jour, pas plus)
Voilà...
Maintenant je vais retourner à mes madeleines...
Et puis je reviendrai un de ces jours, écrire pour publier...
Le temps pour vous lire me fait défaut, je m'éparpille, mais si un jour il pleut, je suis devant mon écran et je passe vous voir...En ce moment il fait beau alors...je pense à vous, vrai...je vous embrasse! ;-)

18.5.09

A tes risques et périls...

(S'amusera bien qui s'amusera le dernier...)

Ce matin là j'ai eu envie d'aller courir.
Je ne sais pas si le rayon de soleil s'infiltrant entre les vieux volets de bois bleu laissés en persiennes y était pour quelque chose. Je me suis étirée, j'ai rabattu la couverture, les nuits d'octobre sont fraîches dans la petite maison de vacances. Le chat tournait dans la chambre depuis un moment déjà, faisant des allers et retours entre mon oreille et le plancher, miaulant, roucoulant, dépêche toi de me donner à manger mrriiiaaouuuuh.
J'ai enfilé mon jogging, mon tee shirt et ma polaire, j'ai mis une écharpe et des gants, un bonnet pour faire bonne figure, il n'est pas tard, le soleil n'a pas encore chauffé la terre.
Dehors, les oiseaux s'éveillaient bruyamment, se posant la question de l'harmonie la plus longue ou le son le plus strident.
Le chat sur mes talons, je commençais à descendre le chemin creux, en pente douce, petite marche d'échauffement.
C'est un pays vallonné. le chemin sillonne les courbes et les bosses en suivant la sinuosité des champs encore travaillés à l'ancienne, rien de trop grand pour le pas de l'homme, un maillage de lignes à taille humaine.
Partout les arbres se parent de couleurs ocre, jaune, or, rouge parfois. Mon regard a toujours un point de repère, une limite visuelle, qu'elle soit un bois ou le talus d'un champ, un chêne tordu ou une croix de granit.
J'ai commencé à courir, suivant simplement le chemin, sans réfléchir à la route que j'allais suivre. Mon corps travaille, mon souffle me fait un peu mal aux poumons car l'air est froid, j'essaie d'adopter un rythme régulier pour lancer la machine un peu rouillée.
Le chat a cessé de me suivre quand j'ai commencé à courir, il n'aime pas la course métronome, il préfère flâner, grimper le tronc d'un arbre, chasser une corneille hurlante, ou explorer les trous de terriers.
Le sentier de terre boueuse a fait place à quelques portions de route goudronnées, c'est plus facile mais j'aime moins. Je suis entraînée à suivre la route, je la connais bien, en voiture j'y passe parfois.
Le temps s'est arrêté, je cours, mon souffle bat avec mon coeur, j'ai mis de la musique à mes oreilles, Ray Charles, les origines, The right time, je n'ai pas assez d'air pour chantonner mais le coeur y est.
Un nuage obscurcit brutalement le ciel, je frissonne malgré la transpiration et la chaleur qui me fait une seconde peau.
Je me rends compte que je suis allée plus loin que prévu, je suis sur la route du lac, autour de moi la lande s'étend à perte de vue, le vent pousse les paquets de nuages dans le ciel, leurs ombres se dessinent au sol, dans un ballet d'humeurs sombres.
Ici le temps change vite. La faute au vent, au relief qui se fait plaine avec juste en son centre un mont rond comme une bosse du chameau. C'est facile de comprendre pourquoi l'été, quand le soleil brûle les herbes drues et sèches, le feu peut prendre sur une étincelle et se laisser porter loin par le souffle des nuages.
Mais ce matin, nulle chaleur. Les ocres sont devenus noirs, les arbres ont disparu, les pierres dressées qui habillent de contraste par beau temps la porte du Diable, avec ce gris particulier du granit, se prennent pour des doigts géants sortis de la terre, leur taille immense surplombe la lande, et moi, je me sens toute petite.
Me reviennent en mémoire les légendes du pays:
Cette nuit de fête, ce jour de noce, au pied du Mont; ces gens qui dansent tant et tant qu'ils sont possédés par elle, au point de refuser le passage au recteur et à son enfant de choeur, pourtant venus jusque là pour porter plus loin l'extrême onction à un mourant. Intervention divine? malédiction diabolique? farce de l'Ankou? les noceurs furent changés en pierre, pris dans leur danse à tout jamais.
C'est simple; devant moi les Noces de Pierres, ces menhirs menaçants et le lac, cette ancienne mare, ce trou d'eau stagnante, une des Portes de l'enfer...
Il manquerait un personnage pour que ma frayeur soit complète. Je suis seule, aucun bruit, aucun oiseau (où se poseraient ils?), seul le vent siffle à mes oreilles, il tourne autour des pierres, il chante une mélodie sombre et angoissante, il m'enveloppe. Aujourd'hui je n'irais pas sur le Mont, je suis figée, je finirais par croire que c'est un jour ou l'Ankou déciderait de passer en plein jour avec sa charrette grinçante.
L'Ankou.
Écrire son nom est-il moins dangereux que de le dire?
Le lire...est ce moins risqué que d'y penser?
Sa silhouette se détache sur le ciel seulement éclairé de la pleine lune. Il marche, voûté, grand manteau de nuit avec un chapeau de pensées noires. Ou simplement le Destin.
On distingue sans doute très clairement le grand bâton qui lui sert à la fois de canne (on n'existe pas si longtemps sans avoir besoin de se reposer parfois) et d'instrument fatal, celui qui décide de séparer l'âme du corps, le vivant de la mort.
S'il se retournait, il verrait derrière lui son fardeau, aussi lourd que les corps qu'il charrie dans son sillage.
Celui qui a vu son visage, son rictus, n'est pas revenu.
Il traverse la Lande du Yeun Elez, bourreau, arme, signal, peur, La Mort. Ankou. Pas glop.

Je me demande bien ce que je fais là.

Et mon Amie s'y met aussi! Merci!

11.5.09

Quand le blog a des vertus

Le moins qu'on puisse dire est que ce blog a crée des liens...
Des projets qui se sont réalisés, des rencontres qui se sont faites...
Ils m'avaient dit: on reviendra, si si, blabla...
Souvent je l'ai entendu. Avec plaisir. Mis dans un coin de ma tête car parfois on ne peut pas revenir, pas comme on voudrait, les promesses sans dangers, les promesses du coeur.
Ils sont revenus.Le Ciel s'est paré de couleurs.
Comme de vieux amis, on s'est collé deux bises, grands sourires, on était contents, on se connaît c'est vrai.
Le Président, est un gars vraiment sympa. Sa première Dame une perle. Parce que les gars sympa parfois, ça part dans des délires! alors il faut une ancre, un rocher, elle est là, ouf, le Président ne sera jamais perdu!

La curiosité du gars n'a pas de limites, il faut se surpasser, ne pas dire Vauban à la place de Espagnols ou caillou au lieu de dolmen...ni Roz an Eol, ni Roz avalou, ni pen, ni ty, ni ker, ni que dalle, il n'est pas encore habitué.
J'ai appris des trucs. J'ai pas le droit de le dire. Mais n'empêche, je sais faire un gâteau de sa famille, une recette secrète, et toc! J'ai pas pu m'empêcher d'y mettre mon grain de poche à douille, mais ils l'ont bien pris.
L'esprit ouvert.
En prise à tous les vents, tous les mots, tiens, comme quand on discutait madame et moi, de choses et d'autres, de livres de mots, hop, le vent en porte un à son auguste oreille, l'esprit le mâche, l'intègre et pof, il repose la question, la nôtre, celle du début de notre discussion...on a bien ri avec ça: "c'est justement ce que nous disions!"
La même longueur d'onde en somme, avec chacun sa monture...

L'adage du Rétais: "un Âne bien monté, voyage loin"
La preuve:

Alors, on est allés voir le pays des Druides, le mien, de pays, celui qui, en hiver, par temps gris, avec quelques nuages et le ciel bas, fait fuir les corbeaux les renards et arrive alors l'Ankou et sa charrette grinçante...
Un pays où la Montagne est l'une des (la?) plus haute de Bretagne, mais c'est un secret, un autre Montdumêmenom lui vole le vedette, on ne peut pas lui en vouloir, les pierres qui essaient de rivaliser un paysage, ça doit monter plus haut.

On s'est laissé dire que les lieux étaient magiques, influencés par le temps, et le Temps, quelque chose de plus grand que les hommes qui passent là parfois, se laissent surprendre.
Bien sûr, apprivoiser la Bretagne en trois jours, c'est impossible...il leur faudra revenir, aller où les panneaux le disent, Da Bep Lec'h sans discuter, suivre la route jusqu'à la fin de la Terre.
Kenavo Président! et à bientôt!