5.2.08

Marcus


Le papa de Marcus est parti.
J'ai lu son billet, plein de retenue, de dignité. Et puis j'ai éteint l'ordinateur. Enfin, pas tout de suite. Ma main a bêtement continué à cliquer sur le blog suivant, comme un reflexe abouti. Mais je me suis rendue compte que je ne lisais plus.
Où comment une amitié virtuelle naît.
Je ne sais pas.
A vrai dire, je ne lis pas tous les billets incisifs, curieux, documentés de Marcus. Je ne partage même pas toujours ses opinions. J'admire son travail, sa culture et la confluence de son blog.
Je le soupçonne de venir par ici parce qu'au fond, c'est un tendre.
Après l'extinction de la machine, je suis allée mettre un disque. Je voulais José Gonzalès. Sauf que le disque n'était plus dans la boîte. Ca arrive parfois, un disque qui se fait la malle, qui s'en va écouter d'autres musiques.
Et puis ma main est tombée sur un disque que je ne connaissais pas, un rapporté de la bibliothèque par mon cher et tendre.
Le hasard fait parfois bien les choses.
Voilà, Marcus, tu peux écouter cette musique et fermer les yeux.
Du Piano pour la méditation, de l'Accordéon pour la mélancolie et de l'Oud pour le voyage.
Ton père est parti, mais tu n'es pas seul, puisque de nombreuses balises amicales te soutiennent, et des mains de mère, d'épouse, de fille, te mènent sur cette voie nouvelle.
Le soleil s'est couché, mais sa lumière éclaire encore le ciel bleu.
Et demain, il aura fait le tour de la Terre.
Je t'embrasse.

5 commentaires:

  1. Si l'heure n'était pas si: sérieuse, importante, grave, je dirais que tu es de l'amour à pattes.
    Et ça m'agrée.
    Même quand tu me mets au bord des larmes.

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  2. Félicitation Tifenn de savoir poser des mots avec tant de délicatesse ...

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  3. egocentrique je continue
    j'espère mourir avant toi afin que par de si bonnes paroles tu puisses consoler les miens.
    Je ne pouvais rêver de meilleure soeur.

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  4. le tour de la terre, je ne sais pas... le voilà en tout cas au Maroc. Détour de voyage, de vue.. rebondir ailleurs. A n'en pas douter. Anouar le permet.

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Un petit mot n'est jamais si petit.

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