29.12.11

Pouvoir

On fait bien souvent ce qu'on peut dans la Vie qu'on Aime.
En ce moment, je ne peux pas.
Alors, une petite pause.


Que l'année 2012 vous soit douce et sereine...

24.12.11

23.12.11

Conte de Noël


La mer s'est déchaînée. 
Elle a rejeté sur son rivage un bout de ferraille dont personne ne sait que faire. On pourrait croire à une oeuvre d'artiste contemporain, tant l'allure se dresse droit dans le ciel. Elle se voit de loin, inutile d'aller payer les droits d'entrée qui se comptent en grains de sable apeurés.
Le ciel est resté gris, il forme un fond neutre à la couleur de la coque orangée. 
Dans les maisons, les lumières des guirlandes.
Ils vont se réunir, se rencontrer, se parler. 
Ils vont dire et cacher. 
Parfois, les carcasses rouillées sont au coeur des foyers. Il subsiste des naufrages, des épaves, qui ne sont jamais démantelées. 
C'est dans le paysage. C'est la géographie humaine, avec ses épreuves, ses peines.
Dans la maison qui vous parle, les murs sont lézardés. Le sol est d'argile. Elle tient par la vertu des volontés, des envies, des espoirs. 
Elle aurait voulu les revoir. Les anciens. Ceux d'avant. Ceux de ses souvenirs quand tout était facile.
Elle n'a pas oublié l'attente, les chaussons, les placards, les recherche, le souhait de deviner.
L'attente, c'est le meilleur.
Elle colmate les fissures avec un sourire, avec une caresse. Elle redresse un pan de mur avec leurs yeux, leur joliesse.
Il va falloir, un jour, dire, écrire, au lieu de ressasser.
Il va falloir couper les ponts, cesser.
Dans la cale du cadavre échoué, une cargaison de questions.
Dans la maison où le sapin brille, des chansons.
Elle s'éloigne et s'approche au gré des vents et des courants, elle ne maîtrise pas les lois de la mer, elle essaie juste d'être elle-même.
Mais elle sait bien que Noël va être un plat qui se mange froid.
Au printemps, on démantèle. Avant, peut-être.

Ah oui, j'oubliais, pardon.
Joyeux Noël.

22.12.11

Journaleuse

J'aime trop ça.
Aller sur les lieux, raconter.
L'actualité m'a rattrapée, largement, et j'y ai passé, j'y passe beaucoup de temps.
Je suis même dépassée par le sujet, je m'implique.
Je réalise, que c'est un travail qui m'éclate dans ces conditions-là (avec l'ostréiculteur qui me garde sous son aile) mais aussi que si j'en avais fait un métier avant, il aurait bouffé ma vie de famille.
Parce qu'il n'y a pas d'heures.
J'ai trouvé un sujet et un porte-parole qui me passionnent. Envie d'aller plus loin. De concrétiser ce travail.
Dire les choses telles quelles sont. De façon simple.
J'aime trop ça.
Rencontrer des univers si différents, voir l'envers de la médaille et voir ce qu'on en montre. Les différences, les manipulations, comprendre le système au coeur même, son quotidien.
Bref, j'aime ça, t'auras compris hein.
La journaliste joueuse