Voilà ouf.
Un lien vers le blog où j'ai mis l'article si vous n'avez pas déjà lu.
Aujourd'hui, j'étais sur le chantier de Jean-Noël, pour rédiger avec lui les "Doléances des ostréiculteurs".
A l'intérieur bien sûr, il associe l'environnement, le bassin versant de la ria d'El etc... Ça fait trois pages alors je ne vais pas résumer.
Cet après-midi, (et ce matin) je m'étais infiltrée à la réunion PCO où j'avais décidé de poser la casquette presse pour celle de "secrétaire" des ostréiculteurs. Y avait du beau monde, Préfet au téléphone, sous-préfet présent, un député, les élus, les équipes techniques de dépollution de Hollande, celle des sapeurs pompiers, et enfin les ostréiculteurs.
La bonne nouvelle est que toutes les exploitations ne sont pas fermées, les analyses sont bonnes pour 33 chantiers ostréicoles. Je dis 33 mais sur ces 33 là, y en a plein qui n'exercent pas pour le moment parce que la mortalité des jeunes huîtres leur a fait mettre la clé sous la porte.
Les exploitations qui seront fermées, peuvent quand même vendre leurs huîtres qui étaient en bassins insubmersibles la veille de la catastrophe, quand l'eau de pompage était encore propre.
Ainsi donc, il y aura des huîtres tout à fait saines à vendre entre Noël, le jour de l'an et après.
Ceux qui vont devoir fermer, mais qui avaient des commandes vont avoir la solidarité de leurs collègues : ils les fourniront en huîtres, le stock est suffisant pour partager.
Les opérations de pompages ont bien commencé, des "tanks" sont déjà vides, il reste des "water-ballast" (me demandez pas) à vider, ils pensent mettre une semaine pour terminer.
A la côte, les opérations de dépollutions faites par les pros ont rendu la plage de Kerminihy propre.
Les pompiers vont, dès que la marée le permettra, accéder aux endroits de la côte où il reste du fuel, grâce aux chalands des ostréiculteurs réquisitionnés.
Et puis demain?
Ben demain, c'est le ministre!
Dégustation d'huîtres et hop.
J'y serai.
Ce soir, c'est quand même un peu de soulagement.
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18.12.11
16.12.11
Bêtise humaine
Ceci est un bateau qui ne devrait pas se trouver là.
Ceci est un port où on croit aux miracles
Ceux-ci sont ceux qui s'organisent avec leurs propres moyens pour empêcher une catastrophe. Mais.
Ceci est un calme trompeur quand on regarde au loin.
Ceci est un port où on croit aux miracles
Ceux-ci sont ceux qui s'organisent avec leurs propres moyens pour empêcher une catastrophe. Mais.
Ceci est un calme trompeur quand on regarde au loin.
3.12.11
A la volée
Il souffle un vent à te soulever le cheveu court. Il souffle un vent à faire ce qu'il veut de ton sourire, la peau qui s'étire, bout au vent.
Il fait gris, peut-être. Je ne vois que les déchirements du ciel qui laissent tomber l'or sur l'eau grise. On dirait un manteau d'étoiles qui plisse sa tunique sous l'effet d'un mouvement marin un peu serré.
Il apparaît quelques frisotis de coton blanc.
Ils hésitent.
Sortir le chaland pour semer ou pas? Et m'emmener ou pas? Faudrait pas que je tombe à l'eau.
Cette fois, c'est marée haute. On ne voit plus les parcs, on comprend bien l'utilité des balises plantées la dernière fois.
Un café le temps de la réflexion. Le temps de voir l'évolution.
Semer.
Mazette. Un trou dans la vase? Une charrue au bout du chaland? Une silhouette qui jette des graines d'huîtres à marée basse? Semer. Oui, mais comment? Je ne savais pas qu'on semait les huîtres.
Evidemment je ne savais rien de ce métier. Là c'est l'étape de moins en moins rien, de plus en plus d'admiration.
Bon, la mer se calme, les moutons sont rentrés, va mettre tes cuissardes, dit-il. Cool, maintenant elles sont mises de côté pour moi.
Le vent souffle comme un réveil vivace de tout ce qui me trotte en tête.
Cette fois, le bateau accoste, un seul pas et c'est bon, je suis sur l'acier, sans doute froid mais je ne le sais pas, bien à l'abri des bottes de sept lieues.
L'APN est sous les pans de ma veste de moins en moins verte de plus en plus terreuse.
J. et E. sont parés des gilets, pas JN. Je me souviens que quand je faisais de la voile, le gilet trainait au fond de la prame. Quasi imbibé d'eau de mer et d'essence, jamais porté.
L'avant du bateau tape l'eau à grande écume, elle arrose ceux qui ne sont pas bien planqués près du radiateur.
Il y'a toujours les caisses de plastique dur et coloré sur le pont. Elles ont été un peu décalées pour laisser les huîtres à nu entre elles.
Alors, ils attrapent les pelles et sèment à tous vent.
Ça fait du bruit, ça racle, ça schploufe, ça cogne.
Les huîtres volent, et retombent dans l'eau salée et douce qui les nourrit.
Ils sèment à la volée, et c'est comme un juste retour des choses.
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