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8.2.12

Et la photo dans tout ça?

Il est peut-être venu à vos oreilles, vu la portée mondiale de l'événement, que dans ma commune ce tantôt incessamment, que ça se rapproche même un peu vite, au regard de tout ce que je dois faire AVANT, ce tantôt les 31mars et 1er avril, une exposition de tous les talents connus et cachés des locoalo-mendonnais.
Ça s'appelle, comme l'an dernier "Le printemps des artistes" et ça a lieu le même week-end que celui des métiers d'art.
Comme j'ai même pas peur, je me suis inscrite catégorie photos, puisque j'ai un APN qui déclenche souvent.
Là, je me suis mise à regarder ce que je pourrais présenter, je m'effraie de calculer un budget que je n'ai pas pour mettre sur papier le numérique, je cherche des solutions qui permettent d'accrocher des cadres aux grilles, le tout gratuitement...tu vois.
Des fois, je me dis que je vais apporter l'ordinateur et laisser défiler, mais c'est nul, très très nul.
Bref.
En attendant, je fais joujou trucages.
Je te montre. Ça ne fera rire que moi, mais quand même c'est ouf tout ce qui peut se faire avec un logiciel...



Tout de même, j'ai une relation ambivalente avec les trucages.
Parce que j'ai été déçue un jour, de savoir que tous les Doisneau et Cartier-Bresson etc "trafiquaient" aussi leurs photos : les gens, les poses, et ensuite le travail au développement, des ombres impossibles, des lumières exagérées, rien de vraiment vrai, mais au fond, la réalité du photographe, ou sa façon de voir avant tout.
Je me réconcilie avec ces techniques, parce que mine de rien ça demande un vrai travail.
Et oui, c'est un regard personnel qui se pose sur la pellicule, comme la création d'un tableau.
Enfin... toutes proportions gardées.
Faire une photo comme écrire un texte, y mettre de soi, échanger un discours une idée avec le spectateur.
Il reste ce qui ne peut pas changer, le cadrage, la composition, l'équilibre.
Il reste que chacun interprète la photo comme il veut.
Je crois qu'une photo réussie est aussi une photo qui ne laisse pas indifférent.
Qui pose question, qui interpelle.
Et toi, tu penses quoi de tout ça? truquer ou non, rendre la réalité telle qu'elle est ou comme tu la vois ou comme tu voudrais qu'elle soit?





30.3.11

En attendant...


En attendant l'Après.
Que le temps soit.
Les mots ne viennent pas au temps de la photo.
Comme si je ne pouvais pas "dire" et "montrer" en même temps.
Alors, en attendant, je montre pour vous dire.

Le Printemps des Artistes à Locoal-Mendon, ce sont les 2 et le 3 avril entre la salle Emeraude, la chapelle Saint-Jean et deux ateliers...
Peintres à l'huile ou à l'acrylique, potiers, céramistes, photographes, bédéistes, pleins de talents, et pas que des amateurs, croyez-moi. Du coup, de la pression tiens!
Je fais de la pub, mais je me ferai toute petite le jour dit. Trop les chocottes!

Et Bon anniversaire Frangin!


13.12.10

Ce soir, j'ai tué l'oiseau.

Et c'était bien.
Ce n'était pas triste.
Il faut que tu comprennes le comment du pourquoi.
Tu ne sais peut-être pas que je me suis lancée dans la danse africaine à corps perdu pour retrouver le mien.
Tu ne sais pas que la première fois, j'ai eu mal aux jambes pendant quatre jours entiers, des jours à tirer une grimace à chaque marche d'escalier.
Et j'ai aimé avoir mal.
Pas parce que je suis masochiste, juste pour les muscles redécouverts, ceux qu'on oublie dans cette vie moderne.
La deuxième fois, j'ai eu moins mal. A vrai dire j'étais presque déçue.
Mais je n'arrivais pas à faire les pas, les ordonner. Une chorégraphie, tu sais, ça raconte une histoire.
Je ne connaissais pas encore les personnages.
Ce soir j'ai tué l'oiseau.
J'ai harponné avec ma lance, avec élan, et j'ai dit merci, merci à la terre et au ciel.
Il faut que tu saches, que cet oiseau, je l'ai mérité.
D'abord, il a fallu faire intervenir le féticheur, c'est celui qui porte le masque, celui qui parle aux esprits, à la nature, qui appelle la chance sur toi. J'ai été le féticheur.
Ensuite, il a fallu chercher. Il faut chercher l'oiseau dans la forêt, dans la savane, n'importe où, mais l'oiseau.
Avec mes coudes pliés, mon pas arrêté, un seul petit pas, à regarder à gauche, puis à droite, j'étais le chercheur.
Et puis, je bondissais au-dessus des racines, je faisais le pas de forêt, celui qui écarte les branches, c'est beau d'écarter les branches, tu ne le sais pas, mais c'est ample, c'est faire de la place à ton passage de ta tête à tes pieds. J'ai été chasseur.
Soudain, l'oiseau.
L'oiseau aux grandes ailes déployées, qui battent, en deux temps, alors qu'il avance sur une patte au milieu d'un étang. Tu le vois cet oiseau? Il saute, d'une jambe et puis d'une autre, enfin, il recule, tout en battant des ailes, encore. A t-il entendu le chasseur? Pourtant, il est si beau cet oiseau, tête baissée, les pattes sur les pointes, et il regarde le ciel, en se ployant sur les genoux, comme se livrant à la fortune céleste.
J'ai été l'oiseau.
Et voilà que le chasseur s'approche. Il bondit toujours, il porte une lance, il va en avant, croit-il avoir entendu l'oiseau? Alors, il fait demi-tour, avance encore, la lance prête...
Il s'arrête...
Il donne un coup de lance, et donne à la terre, il recommence, et offre encore...
L'oiseau a tenu bon, quatre coups, c'est beaucoup.
Mais c'est un combat loyal, les ailes de l'oiseau contre ma lance. J'ai été le chasseur.
Ce soir, j'ai tué l'oiseau, de quatre coups de lance, et je me suis prosternée quatre fois vers la terre, et j'ai remercié quatre fois le ciel, en levant mes bras vers lui.

25.10.07

Constatations d'usage...






Hier, Kitem m'a envoyé un commentaire tout gentil, comme ceux que j'ai déjà eus de vous tous (même ceux dont je sais qu'ils sont partis mais que jamais je n'ai reçus....), et ce matin, en allant sur le blog de OKAtarinabella..., j'ai souris en voyant sa lettre et elle m'a donné l'idée de ce qui suit, précède...


Donc, hier soir, prise d'une soudaine frénésie, au lit, mais pas pour ce que vous voudriez me voir dévoiler, coquins, j'ai écris, 5 pages.


Pour une fois, il y avait un début ET une fin.


Ce n'est pas chose courante croyez moi!


Si vous étiez souris, si le chat et ses chatons ne vous avaient pas croqués après vous avoir longuement torturés en jouant à la balle sur le gazon, petites souris donc, en dévorant le papier, qui ici est en quantité, vous auriez lus beaucoup de débuts...ou beaucoup de fins. Et vous seriez restés sur votre faim...


Et ce matin, j'ai voulu taper mes 5 pages manuscrites à la plume, s'il vous plaît, mais sur les genoux sur la couette.


5 pages! la bonne blague!


Ça me fait en "Times new roman" police 12, exactement une page et demie...


Économie, économie, qu'ils disaient!

Autre constatation, je travaille mieux, non connectée, et sur un bureau (le mien), qu'en m'interrompant pour vous lire ou flâner...ne m'en veuillez pas de dire ça, mais je suis trop addict à vous!

Il apparaît également que je préfère que la pièce soit chaude, ainsi le bureau près du tuyau de poêle, c'est parfait. En revanche, les cheveux dans le cou, non, pas bon...alors, plus hauts, s'il vous plaît les mèches...

Je découvre aussi, que le thé sied mieux à ce travail (travail?) qu'un café...zénitude anglaise? ce sera donc, un sachet (je sais c'est vulgaire) de Pure Ceylan...j'ai monté un petit plateau sur lequel trônent théière et petit bol Chinois. Le thé froid, se boit quand même, ce qui n'est pas du tout le cas du café.

Et, luxe suprême, les enfants font la sieste...ainsi, le calme règne. J'ai simplement mis un disque sur la chaîne en bas (je suis en mezzanine), José Gonzalès, que j'ai découvert chez La Mangue, un matin frileux...La sonorité de la guitare correspond à la mélodie des mots que je souhaite laisser imprégner la page.

J'ai failli vous copier coller ma page et un peu plus, mais je vais attendre un peu..

Je peux quand même vous narrer ma fierté de ce matin...on se demande bien pourquoi d'ailleurs puisque les compliments concernaient mon fils; il a 3,5 ans (bientôt 4) et sa maîtresse a constaté l'indéniable talent "littéraire" de fiston. Oui, il a un vocabulaire important, un bagage bien rempli et a l'air comme un poisson dans l'eau avec les mots..."il tire vers le haut" ses camarades dans ces activités là...waou! ça vaut la peine d'être noté, pour le jour où il aura des doutes sur ses qualités!

25.6.07

Bruits et splendeur...Toc toc le marteau...

Rien moins que ça!
Deux marteaux pas très beaux, une scie pas jolie, du plâtre en pagaille, des clous pour pas un sou, du bois, il faut bien ça, et me voila toute en joie!
Une cuisine, de trois mètres agrandie, un plancher tout lisse, et bientôt un pont, pour éviter les mauvais rebonds...
C'est l'heure de l'apéro, disent-ils, les hommes qui scient qui cloutent, et qui écoutent...moi...et aussi la Mama...
Des travers nous en avons, mais aussi nous ne manquons pas de raison!
Un oeil par ci un oeil par là, un mot par terre mais pas plus haut qu'un autre et nous voila, tous sourires, et nous voila, la bouche de travers!
Les femmes, ah ah ah, au commentaire utile à défaut d'être subtil, les femmes, ah ah ah, se posent là!
De farine ou de plâtre, amalgamons, étirons, étalons...le mur que voila, il est de moi!
Du rouleau au gâteau, de la visseuse à la scie sauteuse, ce plan de travail là, c'est pour moi!
Du blog en stock il y a, du blog en stop, c'est pas top, mais dans la citrouille, ça grouille!
Patientez, stand baillez point, je reviens...
Aaaapéérooo!

22.6.07

Travaux, cartons, déménagement et petits arrangements...

Attention travaux!

Deux ans qu'ils ont commencés, deux ans qu'ils durent, et toujours nous y sommes...comme aujourd'hui! Je ne délaisse ce blog que pour de bonnes raisons...

En perspective, une passerelle, un pont entre deux rives...de quoi relier l'espace travail et sommeil sans risquer la chute, sans utiliser l'échelle;



En sommeil, la cuisine, plus grande, pour mieux préparer de quoi soulager les appétits les plus gourmands..;

En acte, un plancher, de bois clouté pour nos pieds supporter...

Et des cartons, ces cartons qui partout me suivent...une partie d'entre eux est dans le grenier de la petite maison familiale, je ne saurais me rappeler ce qu'ils contiennent;
Et ceux d'ici, fermés depuis des années, que d'un doigt j'ai rouvert, pour trier, pour jeter...

Il y avait la Malle au XVIIème siècle, le seul meuble ouvragé du foyer, la seule possession d'un homme qui n'avait pas de quoi s'offrir une maison; elle contenait tout, ses souvenirs, ses vêtements, le trousseau, son avenir aussi...

Cette malle devenue commode, puis armoire, l'homme devenu sédentaire avec un revenu, un travail...

Rien ne se perd, tout s'utilise, rien ne se jette, tout se conserve.

Sauf aujourd'hui: dans la malle devenue carton, un puis cent, toute une vie aussi mais friable, destructible, effaçable, jetable...on jette puis on remplace;

Tous ces papiers qui ne signifient quelque chose que pour l'individu qui les a créés, inscrits, écrits, lus;
Tous ces livres écornés, déteints, annotés parfois, un ensembles de connaissances qui s'oublient et qui d'un coup reviennent à la mémoire...

C'est ainsi à chaque déménagement, chaque départ, chaque rangement; il faut trier pour jeter pour gagner de la place...mais parfois le regret est là d'un objet disparu, comme une image ou un visage dont les traits s'effacent, d'un nuage qui passe et qui d'un souffle s'étiole...

Et puis non! quand il faut choisir c'est pour garder! il en sera de même pour mes cours de fac, cette Histoire oubliée, la paléographie, la médiévale et l'ancienne mes préférées...

Et puis non! je garde aussi mes livres de lycée, ceux que j'ai lus avec souffrance, ceux que je n'ai même pas finis, je l'avoue, je n'ai jamais réussi à lire "le rouge et le noir"...

Et puis non! toutes ces cartes postales pour un anniversaire, une nouvelle année et parfois juste pour avoir des nouvelles aux temps où le courriel n'avait pas cours...je garde, je garde, je garde!

Merci Mamie, merci papa, bordélique je suis, bordélique je reste! mais que de souvenirs en somme!

30.4.07

Ma Pâte à pain

Elle est chaude, moelleuse, on veut la croquer, la pincer du bout des doigts...
Elle sort de la sieste, elle est tiède, elle est douce...
Encore malléable on lui souhaite de lever harmonieusement, pour que sa croûte soit jolie, juste assez croustillante pour ne pas être brisée, mais pas trop dure pour pouvoir être rompue au partage...
Brune ou blanche, sa mie a du goût, celui de tout l'amour qu'on sème, celui de tous les parfums qu'on lui offre...
Mes trois petits pains, de notre recette à nous, unique et multiple, changeante et que toujours on aime...

1.4.07

Pas de poisson...

Malgré tous nos efforts, pas de petit poisson en vue pour ce 1er avril...

Juste quelques rayons de soleil, pour une cuisine méditerranéenne, l'antipasti en une matinée...c'est un minimum avec les nombreuses main(s) d'oeuvre dont j'ai disposé pour les tours de manivelle!
Et pour preuve, quelques épreuves...remarquez le séchoir!!






31.3.07

Parlons culture(s)...



Juste quelques images de nos futurs melons, tomates, iris, encholies et autres plaisirs à voir et à manger...(pardonnez la mise en page, je balbutie dans ce domaine...)


















30.3.07

A la baguette!

Après deux mois d'utilisation quotidienne de la machine à pain (dites MAP, ça fait plus pro), hier j'ai testé les baguettes tradition .
Mon Chéri a levé les deux sourcils et fait la moue, s'abstenant de tout commentaire inutile, son expression suffisant!
Eh bien je l'ai fait quand même!
C'est vrai qu'il y a eu quelques "ratages", qu'on a mangés, le dernier en date quand le pâton a tellement levé qu'il s'est effondré autour de la cuve, sur la résistance... c'était un pain à la pomme et à la noix de coco, je retenterai plus tard...
Il y a aussi quelques hésitations sur le dosage de levure, car depuis que je n'utilise que les farines bio, le pâton ne lève quasiment pas, mais le pain est correct quand même;
Alors j'essaie le levain de boulanger, le levain fermentescible, et la levure déshydratée, mais pour le moment, avec les farines que j'utilise, le seul pain qui réagit bien est celui au miel et à l'orange... quand j'aurais compris pourquoi...
Et donc, ces baguettes... le pâton là aussi m'a fait peur, il a failli déborder...c'est une recette qui se fait en MAP juste pour le pétrissage et le levage: 1h30; ensuite façonnage puis re-levage (1/2 heure) et enfin cuisson, seulement 20 minutes...
Totale réussite (hormis le façonnage qu'il faut que j'améliore et c'est pourquoi il n'y a pas de photos, je ne suis pas aussi douée que ma fille!) pour la texture, le goût, le temps passé (2h30), et la consommation électrique (2h au lieu des 3h40 habituelles);
Le bonus: mon Chéri est parti avec son sandwich travailler, tout fait maison...(bon, c'est vrai je ne fais pas de beurre ni ma soeur d'ailleurs!)
Ceux qui veulent la recette...