je glande...
Rien à voir avec l'élevage de cochon, ceux la même qui mangent les glands, non, rien à voir.
Je traîne, je paresse, je ne fais rien, mais rien, est ce le néant pour autant?
Au fond, je ne peux pas empêcher ma cervelle de tourner, mes neurones de s'agiter, à croire que tant d'activité cérébrale fait l'inactivité du "se mouvoir"...
Quoique, en réfléchissant bien, la balade du matin, à la brume automnale alors que le soleil émerge des flots tranquilles...
Quoique, les couleurs fauves qui s'épanchent sur le vert bientôt vieux de l'été...
Quoique , le temps qui passe à se dire qu'il est doux de ne rien faire...
Je finis par penser que ne pas chercher c'est parfois trouver,
Que d'observer sans se torturer c'est mieux appréhender,
Que lire c'est aussi bien qu'écrire
Que le temps qui passe doit se laisser filer parfois, il finira bien par me rattraper...
Et là, je verrai.
Je vais mettre mon appareil photo en tension, mon deux roues en position, et ma volonté au starter...
A très vite.
13.10.09
27.9.09
Leurs mots...
16h00.
Je suis dans mon fauteuil, celui que je traîne partout, celui qui ne s'adapte plus à la déco, celui que j'aime car il est grand, large, confortable et rouge.
Un livre à la main, c'est le meilleur endroit pour lire.
Fiston (bientôt 6 ans) vient à passer par là. Il a son pouce dans la bouche, il est prêt à faire un petit câlin, je le sens bien.
Il me revient cette photo d'il y a au moins quatre ans en mémoire, ce même fauteuil et ce fils encore tout petit. Une photo argentique, de ces photos qu'on avait en papier, photo dont il fallait attendre le développement pour savoir si elle serait réussie ou non.
Je ne tirais pas 100 photos par jour à l'époque..non, une ou deux...
Sur cette photo j'ai les cheveux courts, et mon fils est sur mes genoux, tiens je crois bien que j'étais enceinte de miss troisième.
Il porte sa robe de chambre, c'est donc qu'elle est du matin ou bien d'après le bain. Je ne sais pas, car il a la tête en arrière, et je distingue mal ses cheveux. Je suis la bouche contre sa joue, tout près de son oreille et je souris franchement, c'est facile, j'ai les plis du menton qui froncent.
Il a la tête rejetée en arrière car il est dans une de ces fabuleuse explosions de rire, ces rires qui, à 6 mois quand il était à quatre pattes le faisaient tomber sur le ventre, ces rires qui lui faisaient perdre toutes ses forces, tellement il donnait de l'intérieur de lui.
Cet après midi, j'ai repensé à cette photo quand il s'est blotti dans mon giron, la tête contre mon coeur, tout recroquevillé comme pour redevenir tout petit.
Je lui ai chuchoté à l'oreille:
"surtout, tu n'oublieras jamais que maman t'aime, tu le notes bien dans ta tête, d'accord? (suivi du petit mot affectueux que je lui donne à lui comme à ses soeurs, et que je me garde de vous dire pour qu'il reste entre nous)"
Voilà sa réponse:
"Peut-être qu'il faut noter plein de "je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime" sur une feuille, comme ça, si on en perd un, il en reste encore plein d'autres".
Je l'ai serré fort, fort, fort, et il est parti finir de dessiner ses dinosaures...
PS: il est caïman impossible à présent de le prendre en photo sans qu'il y ait pose, voire grimace du jeune homme...
Je suis dans mon fauteuil, celui que je traîne partout, celui qui ne s'adapte plus à la déco, celui que j'aime car il est grand, large, confortable et rouge.
Un livre à la main, c'est le meilleur endroit pour lire.
Fiston (bientôt 6 ans) vient à passer par là. Il a son pouce dans la bouche, il est prêt à faire un petit câlin, je le sens bien.
Il me revient cette photo d'il y a au moins quatre ans en mémoire, ce même fauteuil et ce fils encore tout petit. Une photo argentique, de ces photos qu'on avait en papier, photo dont il fallait attendre le développement pour savoir si elle serait réussie ou non.
Je ne tirais pas 100 photos par jour à l'époque..non, une ou deux...
Sur cette photo j'ai les cheveux courts, et mon fils est sur mes genoux, tiens je crois bien que j'étais enceinte de miss troisième.
Il porte sa robe de chambre, c'est donc qu'elle est du matin ou bien d'après le bain. Je ne sais pas, car il a la tête en arrière, et je distingue mal ses cheveux. Je suis la bouche contre sa joue, tout près de son oreille et je souris franchement, c'est facile, j'ai les plis du menton qui froncent.
Il a la tête rejetée en arrière car il est dans une de ces fabuleuse explosions de rire, ces rires qui, à 6 mois quand il était à quatre pattes le faisaient tomber sur le ventre, ces rires qui lui faisaient perdre toutes ses forces, tellement il donnait de l'intérieur de lui.
Cet après midi, j'ai repensé à cette photo quand il s'est blotti dans mon giron, la tête contre mon coeur, tout recroquevillé comme pour redevenir tout petit.
Je lui ai chuchoté à l'oreille:
"surtout, tu n'oublieras jamais que maman t'aime, tu le notes bien dans ta tête, d'accord? (suivi du petit mot affectueux que je lui donne à lui comme à ses soeurs, et que je me garde de vous dire pour qu'il reste entre nous)"
Voilà sa réponse:
"Peut-être qu'il faut noter plein de "je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime" sur une feuille, comme ça, si on en perd un, il en reste encore plein d'autres".
Je l'ai serré fort, fort, fort, et il est parti finir de dessiner ses dinosaures...
PS: il est caïman impossible à présent de le prendre en photo sans qu'il y ait pose, voire grimace du jeune homme...
21.9.09
Etre
Il est quatre heures du matin.
Dehors, le ciel est noir, la lune est en phase "je me cache encore un peu et à la place je vous laisse voir les étoiles". C'est sans compter les nuages.
La porte s'ouvre. Celle de la chambre des enfants. C'est facile, elle grince.
Sur la passerelle (oui, nous avons une sorte de pont de bois dans la maison) j'entends les petits pas. Elle marche souvent sur la pointe des pieds. Elle porte une chemise de nuit avec des libellules.
Son pouce de la main droite est dans sa bouche et sa main gauche fait tournicoter une mèche de cheveux. Quand elle est dans mes bras, souvent elle fait la même chose mais avec mes cheveux. Elle a une sorte de passion pour eux, je ne sais pas ce qui l'y attache. Même quand je viens de faire un shampooing, elle me demande un câlin, juste pour pouvoir passer sa main dans les mèches lourdes d'humidité. Invariablement, elle demande: pourquoi ils sont mouillés?
Mais cette nuit, elle marchait sur la passerelle, toujours un droit chemin, directement de sa chambre à la mienne, de son lit au mien, elle entre.
Elle arrive par le bout du lit, enjambe le bord, se faufile sur le côté pour rejoindre mes bras qui s'ouvrent, un enfant qu'on ne contrarie pas laisse dormir plus longtemps...
A cinq heures du matin elle était descendue au niveau de mes genoux, une demi heure plus tard, elle était de travers, presque à tomber sur le plancher.
Ma petite grenouille de 3.5 ans (je suis une grande moi, j'ai troizan et demi) restait sur le ventre, le pouce dans la bouche. Elle a voulu sans doute éviter de se retrouver par terre, alors, les yeux fermés elle a grimpé sur ma cuisse, sans se réveiller, elle a rampé, puis s'est retrouvée sur mon dos. Je sentais sa tête à la base de ma nuque.
Collée à moi comme une ventouse, adaptée à mon corps qui reconnaît le sien pour l'avoir porté dedans 9 mois, puis sur le ventre en écharpe, un temps bien trop court d'au moins un an, enfin sur le dos, encore en écharpe, cette même position qu'elle prend quand elle veut descendre l'escalier sur mon dos, cette même position qu'elle a prise cette nuit, de total abandon, de confiance absolue, de don de vie comme d'amour incommensurable.
Je ne pouvais plus bouger bien sur, non pas que je ne voulais pas la réveiller, non pas que je me sentais mal, non, juste profiter de cette fusion entre ce petit corps et le mien, ce plaisir infini de la sentir contre moi, vivante.
Dehors, le ciel est noir, la lune est en phase "je me cache encore un peu et à la place je vous laisse voir les étoiles". C'est sans compter les nuages.
La porte s'ouvre. Celle de la chambre des enfants. C'est facile, elle grince.
Sur la passerelle (oui, nous avons une sorte de pont de bois dans la maison) j'entends les petits pas. Elle marche souvent sur la pointe des pieds. Elle porte une chemise de nuit avec des libellules.
Son pouce de la main droite est dans sa bouche et sa main gauche fait tournicoter une mèche de cheveux. Quand elle est dans mes bras, souvent elle fait la même chose mais avec mes cheveux. Elle a une sorte de passion pour eux, je ne sais pas ce qui l'y attache. Même quand je viens de faire un shampooing, elle me demande un câlin, juste pour pouvoir passer sa main dans les mèches lourdes d'humidité. Invariablement, elle demande: pourquoi ils sont mouillés?
Mais cette nuit, elle marchait sur la passerelle, toujours un droit chemin, directement de sa chambre à la mienne, de son lit au mien, elle entre.
Elle arrive par le bout du lit, enjambe le bord, se faufile sur le côté pour rejoindre mes bras qui s'ouvrent, un enfant qu'on ne contrarie pas laisse dormir plus longtemps...
A cinq heures du matin elle était descendue au niveau de mes genoux, une demi heure plus tard, elle était de travers, presque à tomber sur le plancher.
Ma petite grenouille de 3.5 ans (je suis une grande moi, j'ai troizan et demi) restait sur le ventre, le pouce dans la bouche. Elle a voulu sans doute éviter de se retrouver par terre, alors, les yeux fermés elle a grimpé sur ma cuisse, sans se réveiller, elle a rampé, puis s'est retrouvée sur mon dos. Je sentais sa tête à la base de ma nuque.
Collée à moi comme une ventouse, adaptée à mon corps qui reconnaît le sien pour l'avoir porté dedans 9 mois, puis sur le ventre en écharpe, un temps bien trop court d'au moins un an, enfin sur le dos, encore en écharpe, cette même position qu'elle prend quand elle veut descendre l'escalier sur mon dos, cette même position qu'elle a prise cette nuit, de total abandon, de confiance absolue, de don de vie comme d'amour incommensurable.
Je ne pouvais plus bouger bien sur, non pas que je ne voulais pas la réveiller, non pas que je me sentais mal, non, juste profiter de cette fusion entre ce petit corps et le mien, ce plaisir infini de la sentir contre moi, vivante.
15.9.09
Dirty
Je devais avoir 15 ou 16 ans, je ne sais plus. Plutôt 16.
C'était un de ces nombreux dimanche que je passais chez ma meilleure amie, celle qu'on adore, celle qu'on déteste, celle qu'on n'oublie jamais.
Sans le petit écran chez moi, nous nous faisions des orgies de séries, de film, sous l'oeil libéré de sa mère, affalées sur un canapé accueillant, de la pâte à tartiner en suffisance, le type même de l'ado en révolte contre les siens.
Il y a eu la musique. Il y a eu la danse. Il y a eu cette godiche qui devenait femme, le rêve de la complexée que j'étais, il y a eu la love story, il y avait P.Swayze.
Fan absolue de ce film, je l'avoue, je l'ai vu mille fois à l'époque, m'identifiant à "Bébé".
Quelque temps plus tard, j'avais grandi, oublié ce film, une histoire de fantôme m'a émue. Une femme belle, bien foutue (eh oui, les complexes, toujours) artiste, et toujours cet homme, même pas beau, qui la faisait pleurer.
Ce matin, la tête dans l'oreiller, je n'ai pu m'empêcher ce petit pincement en entendant la mort de Patrick Swayze, déjà 57 ans, que 57 ans.
(je viens de revoir l'extrait...ils dans ent bien, c'est beau, j'aime toujours ;-) )
Soupir.
C'était un de ces nombreux dimanche que je passais chez ma meilleure amie, celle qu'on adore, celle qu'on déteste, celle qu'on n'oublie jamais.
Sans le petit écran chez moi, nous nous faisions des orgies de séries, de film, sous l'oeil libéré de sa mère, affalées sur un canapé accueillant, de la pâte à tartiner en suffisance, le type même de l'ado en révolte contre les siens.
Il y a eu la musique. Il y a eu la danse. Il y a eu cette godiche qui devenait femme, le rêve de la complexée que j'étais, il y a eu la love story, il y avait P.Swayze.
Fan absolue de ce film, je l'avoue, je l'ai vu mille fois à l'époque, m'identifiant à "Bébé".
Quelque temps plus tard, j'avais grandi, oublié ce film, une histoire de fantôme m'a émue. Une femme belle, bien foutue (eh oui, les complexes, toujours) artiste, et toujours cet homme, même pas beau, qui la faisait pleurer.
Ce matin, la tête dans l'oreiller, je n'ai pu m'empêcher ce petit pincement en entendant la mort de Patrick Swayze, déjà 57 ans, que 57 ans.
(je viens de revoir l'extrait...ils dans ent bien, c'est beau, j'aime toujours ;-) )
Soupir.
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