Parfois,
Parfois, j’y parviens, presque sans effort, le ciel clair et mon regard serein.
Ce matin.
Ce matin, j’ai ouvert les yeux, j’ai compté les secondes de solitude qui me seraient offertes, je me suis dit que ça ne serait pas assez, j’ai préféré me lever.
Pour commencer,
Pour commencer ma journée, je lis. Je lis des mots, je lis tes mots, je les relis, je les savoure, je fais semblant d’y croire, comme si le beau était vrai, comme si le doux existait, comme si…
Je pose mes pensées sur le clavier, je tente, peut-être que ce matin, les mots glisseront de ma main, peut-être que ce sera bien.
Il me faut dire, il me faut faire vite, j’ai l’urgence du temps qui me rattrape, l’horloge du monde qui tourne, qui tourne avec moi.
T’ai-je raconté un bon dîner, entre amis ou un bon plat ?
Sais-tu la beauté des fleurs, celles de mon jardin, celles du printemps ?
Crois-tu que la vie est belle malgré tout ?
Promis, le ciel est bleu au-dessus des nuages.
Parfois,
Parfois le ciel donne une couleur au jour qui vient.
Ce matin,
Ce matin, je me suis levée, et j’ai vu du blues, du rose et du pâle, du froid et la promesse du chaud, je me suis dit, le jour qui vient sera le tien, sera le mien, il sera bien.
Bonjour…
12.5.10
10.5.10
Les vérités de Miss.Tic (2)
Est-on lundi?
Je ne sais pas. En tout Miss.Tic a dit:
"je divague, tu freudonnes"
Voilà que tu joues avec les vagues. Tu dis, vague, je dis, vent. Parce que les vagues et le vent. Tu dis ce que tu veux avec ta musique du mot, je lis ce que je veux avec tes lettres audacieuses. Si ça me chante de divaguer, ça ne fera pas de vagues, même sur un divan, allongée.
Je dirai des mots, Freud en dira ce qu'il veut, peu importe, ce qui compte, c'est le bruit du vent et le souffle de la vague.
Tu vois, si j'étais seule sur une plage, pas besoin d'autre chose que du sable pour faire un lit à mes songes, aucun grain ne fera dérailler mes élucubrations, le vent désordonne, mais il assemble en dunes raisonnables. Et Freud ne donnera pas de consigne, il sera pris, lui aussi, dans la tourmente vague.
Allez, va, je vais fredonner un air qui me trotte, qui me défrise, ou qui frise, c'est comme ça te chante, les yeux dans le vague, c'est tout moi, ça.
Je ne sais pas. En tout Miss.Tic a dit:
"je divague, tu freudonnes"
Voilà que tu joues avec les vagues. Tu dis, vague, je dis, vent. Parce que les vagues et le vent. Tu dis ce que tu veux avec ta musique du mot, je lis ce que je veux avec tes lettres audacieuses. Si ça me chante de divaguer, ça ne fera pas de vagues, même sur un divan, allongée.
Je dirai des mots, Freud en dira ce qu'il veut, peu importe, ce qui compte, c'est le bruit du vent et le souffle de la vague.
Tu vois, si j'étais seule sur une plage, pas besoin d'autre chose que du sable pour faire un lit à mes songes, aucun grain ne fera dérailler mes élucubrations, le vent désordonne, mais il assemble en dunes raisonnables. Et Freud ne donnera pas de consigne, il sera pris, lui aussi, dans la tourmente vague.
Allez, va, je vais fredonner un air qui me trotte, qui me défrise, ou qui frise, c'est comme ça te chante, les yeux dans le vague, c'est tout moi, ça.
7.5.10
Les Vérités de Miss.Tic.
Pour mes quelques printemps, j'ai reçu un petit livre, bien spécial, bien particulier...
Je ne connaissais Miss.Tic que de nom, je n'avais jamais vu/lu ses oeuvres du "street art" dans la grande ville qu'est Paris (faut dire que Paris, je ne connais pas vraiment ;) )
Le livre a pour titre:
" Je prête à rire
Mais je donne à penser" aux éditions Grasset.
Je me suis prise au jeu.
De temps en temps, j'ouvre, je tombe sur une phrase.
Et m'est venue l'idée de me servir de ces phrases comme d'un point de départ pour textes.
Je ne sais pas la fréquence, ni mon rythme, mais je pense programmer par exemple pour chaque lundi, un texte qui aura été écrit à partir des mots de Miss.Tic.
J'ouvre le bal.
Et le livre, au hasard cette fois.
A peu près au milieu.
Je tombe sur cette phrase que là, je trouve absolument fabuleuse:
"Faire d'un mot le bel amant d'une phrase"
Les jambes des lettres s'assemblent et se mélangent. Je ne vois plus qu'un inextricable fouillis de points, de ponts, de bâtons presque prêts à me battre.
Ce tas de lettres qui sont là, sous mes doigts, en faire un mot, puis un autre, mille mots qui diront, qui diront quoi, hein?
Ce potentiel d'images, oui, ces traits ces ronds, ces bâtons ce sont des images, celles que tu as dans ta tête.
"Faire d'un mot le bel amant d'une phrase"...je vais t'assembler, te faire beau, sortir ton plus beau noir pour faire rougir le blanc de la page, je vais te démonter, te remonter, te défaire, t'inventer, tu seras mot.
Et puis. Il faut que je te trouve un frère, un lien, une locomotive qui te tire, un fil pour te permettre de voler sans t'échapper, pas tout de suite, laisse moi d'abord t'écrire...
Je trace à l'encre l'idée que je me fais de toi, je te donne un visage, une voix.
Seras-tu sombre, seras-tu mystérieux, ou bien clair et malicieux?
Je vais te faire tout droit, avec de légères courbes pour avoir envie de te caresser.
Je vais te mettre en groupe, te multiplier, si ça se trouve ça me fera mon compte de pieds.
Je commence à te trouver gourmand, tu t'agrandis, elle va t'aimer, je te le dis.
"Faire d'un mot le bel amant d'une phrase... "
Il faut qu'elle se suffise de toi, que ta solitude te fasse roi, un verbe, un sujet et puis toi.
Tu fais le mot de la phrase.
Elle t'a vu.
Elle s'écoute elle te parle, je la sens émue...
Le mot, l'amant, le mot aimant de la phrase, c'est toi.
Je ne connaissais Miss.Tic que de nom, je n'avais jamais vu/lu ses oeuvres du "street art" dans la grande ville qu'est Paris (faut dire que Paris, je ne connais pas vraiment ;) )
Le livre a pour titre:
" Je prête à rire
Mais je donne à penser" aux éditions Grasset.
Je me suis prise au jeu.
De temps en temps, j'ouvre, je tombe sur une phrase.
Et m'est venue l'idée de me servir de ces phrases comme d'un point de départ pour textes.
Je ne sais pas la fréquence, ni mon rythme, mais je pense programmer par exemple pour chaque lundi, un texte qui aura été écrit à partir des mots de Miss.Tic.
J'ouvre le bal.
Et le livre, au hasard cette fois.
A peu près au milieu.
Je tombe sur cette phrase que là, je trouve absolument fabuleuse:
"Faire d'un mot le bel amant d'une phrase"
Les jambes des lettres s'assemblent et se mélangent. Je ne vois plus qu'un inextricable fouillis de points, de ponts, de bâtons presque prêts à me battre.
Ce tas de lettres qui sont là, sous mes doigts, en faire un mot, puis un autre, mille mots qui diront, qui diront quoi, hein?
Ce potentiel d'images, oui, ces traits ces ronds, ces bâtons ce sont des images, celles que tu as dans ta tête.
"Faire d'un mot le bel amant d'une phrase"...je vais t'assembler, te faire beau, sortir ton plus beau noir pour faire rougir le blanc de la page, je vais te démonter, te remonter, te défaire, t'inventer, tu seras mot.
Et puis. Il faut que je te trouve un frère, un lien, une locomotive qui te tire, un fil pour te permettre de voler sans t'échapper, pas tout de suite, laisse moi d'abord t'écrire...
Je trace à l'encre l'idée que je me fais de toi, je te donne un visage, une voix.
Seras-tu sombre, seras-tu mystérieux, ou bien clair et malicieux?
Je vais te faire tout droit, avec de légères courbes pour avoir envie de te caresser.
Je vais te mettre en groupe, te multiplier, si ça se trouve ça me fera mon compte de pieds.
Je commence à te trouver gourmand, tu t'agrandis, elle va t'aimer, je te le dis.
"Faire d'un mot le bel amant d'une phrase... "
Il faut qu'elle se suffise de toi, que ta solitude te fasse roi, un verbe, un sujet et puis toi.
Tu fais le mot de la phrase.
Elle t'a vu.
Elle s'écoute elle te parle, je la sens émue...
Le mot, l'amant, le mot aimant de la phrase, c'est toi.
5.5.10
Les mots sont.
Se dire qu'on peut écrire sur n'importe quoi, mais que n'importe quoi ne fait pas écrire.
Avoir besoin des mots, des tiens, chaque jour, avoir besoin de dire, mais rester devant la page blanche, et en frémir.
Être touchée en plein coeur par un texte, une formule, un sens, une idée, ne pas savoir l'exprimer, y penser toute la journée.
Y revenir.
Comme d'une drogue, se nourrir de ces mots là, s'en repaître à s'en faire presque une indigestion. Presque. Parce que je digère très bien tes mots. Ils coulent en moi, comme la source d'eau fraîche à laquelle je viendrais m'abreuver chaque matin. Ils me réveillent. Ils m'inspirent. Ils me disent. Ils me disent peut-être plus que ce que tu veux dire, me dire?
Je repense à ces exercices l'année du bac de français, quand il fallait décortiquer phrase après phrase les mots d'un auteur. Et de dire: "l'auteur a voulu dire ceci". Je me souviens avoir pensé bien souvent: "mais qu'en sait-on de ce qu'il a voulu dire?"
Entre l'intention et le mot, entre le mot et son interprétation, une vie, ta vie, la mienne. Et autant de scenarii possibles.
Tes mots me touchent. Ils me parlent.
Est-ce parce que je suis comme toi? Est-ce parce que nous parlons le même langage? Est-ce parce que ton langage est universel? Est-ce ce que nous tairons?
Lire un mot, une histoire, imaginer l'auteur. La plupart du temps, l'auteur, je ne le connais pas. Même si je lui parle par mots dits, par mots écris, je ne le vois pas en vrai, il reste un mystère, une part d'ombre qui donne toute sa place à l'imagination. Oui, j'écris à des auteurs, quand je laisse un commentaire, de-ci delà, sur les blogs, ces fourmilières d'écri-vains-vants-vailleurs. Et parfois j'ai la chance qu'ils me répondent. Toi, tu me réponds, et toi, aussi. Merci.
Il m'est arrivé de voir des auteurs, en vrai. J'ai eu souvent la même impression que le jour où j'ai vu pour la première fois, le visage de la voix que j'entendais à la radio tous les midi. Jamais, jamais ce que je croyais ne correspondait à la réalité.
T'entendre, te voir...te lire.
Ce soir, même, avant de m'endormir, j'irai te relire. Tu sais où.
C'est mon rituel du soir, lire un auteur avant de dormir, alors pourquoi pas toi, puisque justement toi.
Et je sens bien, que tu me parles, le vent de ta voix dans mon oreille qui me susurre que ma nuit sera belle.
Tes mots me bercent, puisque tes mots sont.
Avoir besoin des mots, des tiens, chaque jour, avoir besoin de dire, mais rester devant la page blanche, et en frémir.
Être touchée en plein coeur par un texte, une formule, un sens, une idée, ne pas savoir l'exprimer, y penser toute la journée.
Y revenir.
Comme d'une drogue, se nourrir de ces mots là, s'en repaître à s'en faire presque une indigestion. Presque. Parce que je digère très bien tes mots. Ils coulent en moi, comme la source d'eau fraîche à laquelle je viendrais m'abreuver chaque matin. Ils me réveillent. Ils m'inspirent. Ils me disent. Ils me disent peut-être plus que ce que tu veux dire, me dire?
Je repense à ces exercices l'année du bac de français, quand il fallait décortiquer phrase après phrase les mots d'un auteur. Et de dire: "l'auteur a voulu dire ceci". Je me souviens avoir pensé bien souvent: "mais qu'en sait-on de ce qu'il a voulu dire?"
Entre l'intention et le mot, entre le mot et son interprétation, une vie, ta vie, la mienne. Et autant de scenarii possibles.
Tes mots me touchent. Ils me parlent.
Est-ce parce que je suis comme toi? Est-ce parce que nous parlons le même langage? Est-ce parce que ton langage est universel? Est-ce ce que nous tairons?
Lire un mot, une histoire, imaginer l'auteur. La plupart du temps, l'auteur, je ne le connais pas. Même si je lui parle par mots dits, par mots écris, je ne le vois pas en vrai, il reste un mystère, une part d'ombre qui donne toute sa place à l'imagination. Oui, j'écris à des auteurs, quand je laisse un commentaire, de-ci delà, sur les blogs, ces fourmilières d'écri-vains-vants-vailleurs. Et parfois j'ai la chance qu'ils me répondent. Toi, tu me réponds, et toi, aussi. Merci.
Il m'est arrivé de voir des auteurs, en vrai. J'ai eu souvent la même impression que le jour où j'ai vu pour la première fois, le visage de la voix que j'entendais à la radio tous les midi. Jamais, jamais ce que je croyais ne correspondait à la réalité.
T'entendre, te voir...te lire.
Ce soir, même, avant de m'endormir, j'irai te relire. Tu sais où.
C'est mon rituel du soir, lire un auteur avant de dormir, alors pourquoi pas toi, puisque justement toi.
Et je sens bien, que tu me parles, le vent de ta voix dans mon oreille qui me susurre que ma nuit sera belle.
Tes mots me bercent, puisque tes mots sont.
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