11.5.08

En photo mais sans café.

Hier, j'ai appris que le café est l'ennemi du blog.
Hier, j'ai été une génie.
Hier, j'ai failli ne plus écrire ici.
Hier, j'ai appris qu'un café, même pas du jour, donc, pas d'hier, nuit à l'ordinateur.

Hier, j'ai eu peur

Hier, je n'avais pas 600 euros sous les sabots de mon cheval.

Hier, je n'ai pas de cheval. Et c'est pas demain la veille. Aujourd'hui non plus.

Hier, j'avais déjà un ordinateur portable, avec une souris d'un ordinateur pas portable.

Et de toute façon, mon ordinateur n'est plus très portable, sauf 20 mn.

Hier, il faisait beau. Et l'homme travaillait.

Sur son/mon ordinateur.

Et le café pas du jour a chu.

Sur l'ordinateur...

Là, on se balance ensemble
Hier, on a retrouvé le tournetrèspetitesvisses.
Mais ça ne marchait plus.
Plus de P, plus d'espaces, plus de plein de choses, plus de lettres plus de mots.
Hier, j'étais fauchée, aujourd'hui moins, merci môman...
ici, on fini les yaourts maison.
J'ai dit:
"Est ce qu'on peut brancher le clavier de l'ordinateur pas du tout portable à l'ordinateur plus très portable, tu sais, comme la souris?"
Et aujourd'hui, j'ai un ordinateur pas portable du tout sans clavier, et un ordinateur plus portable avec un clavier qui ne marche pas ET un clavier qui marche.
Et en plus, génie, je suis.
Je ferais une photo, mais en attendant je mets celles que j'ai failli ne jamais mettre...
Ah, oui, hier, j'ai appris que l'entreprise qui m'emploie va licencier 4500 personnes d'ici 2012, mais qu'aucun départ ne serait contraint...
Ce ne sera pas à moins de 5 ans de salaire...

7.5.08

De Cravers...

Maman se met dans mon dos, avec l'assise de la balançoire devant elle. Ainsi, elle peut me soulever sous les bras sans que la balançoire chasse et que je me retrouve les fesses au sol, ou la balançoire dans le dos, comme ça m'arrive quand j'essaie de faire comme mon grand frère ou ma grande soeur.

Et puis je m'installe bien, surtout les mains autour de la corde, je serre très fort en regardant comment mes doigts sont positionnés, ça compte beaucoup pour le confort.

Alors, maman derrière moi attrappe les cordes, les tire vers le haut et j'adore ça car j'ai l'impression que je vais glisser. D'ailleurs je souris et parfois je commence à glousser.

Mais quand elle me demande :"prête?" je sais qu'elle va bientôt tout lâcher et que je vais tomber, sentir le vent dans mes cheveux et crier: "iouuu" car vraiment, j'aime ça.

Et puis elle me pousse. Je suis bien droite rigide pour ne pas tomber, et je vais haut! Parfois, un mouvement lance la balançoire de travers. Et je crie "de cravers, de cravers" en rigolant et en accentuant le geste avec le buste que je fais rouler de gauche à droite...

Je passe des heures sur la balançoire. Ça m'embête beaucoup quand maman me dit qu'elle va chercher un café et qu'elle revient. Quelque fois, ça dure plus longtemps.


Quand la balançoire a fini de balancer, et si maman n'est pas revenue, je m'occupe; soit je m'aplatis sur la balançoire et je tournicote, soit je vais marcher dans les fleurs sur la colline. Je sais que je n'ai pas le droit, mais pourtant, j'aime arracher les Eschscholzia et en faire un tapis de miettes...je n'aime pas quand on me laisse seule et qu'on ne s'occupe pas de moi, alors je m'amuse autrement.


Et alors, maman revient. J'ai gagné.

6.5.08

PETITIPO

Un jour, il m'a invité chez lui. C'était une chance à saisir, car je savais qu'il ne lançait pas une invitation au hasard, ni qu'elle était fréquente. Bien au contraire.

Je le connaissais pourtant depuis ma naissance, et jamais je n'étais allé chez lui.

Il m'a envoyé une lettre, écrite à la plume sur du papier comme dans les temps anciens. D'ailleurs, il me confia une fois qu'il avait de plus en plus de mal à se procurer cette denrée rare qu'est l'encre noire.

"Vous prendrez le petit chemin bordé de ces herbes géantes et magnifiques, fleurissant d'un bleu myosotis au printemps"



Je n'eus aucun mal à trouver ce petit chemin, tant le bleu de ces herbes éclairaient le ciel sans soleil. C'est un peu comme se dire qu'un jour le ciel était bleu.


Je suis arrivé devant cette grande ouverture, toute de pierre grise, lisse et chaude à la fois, mais je n'ai pu m'empêcher de faire le tour de cette étrange maison. Maison de l'ancienne campagne, bien peu courante dans nos villes embrumées.


On aurait dit un assemblage heureux de rondins de bois, tenant par l'étrange magie de l'espoir. La lumière y entrait facilement, et de toute façon il ne pleut plus depuis bien longtemps. Il avait réussi à trouver ces branches blanches dites en "plastique" matière bannie de nos contrées le jour où il avait fallu choisir entre vivre et polluer. Mais je me suis rappelé soudain, que petit, il avait déjà un talent certain pour démonter, remonter, construire, adapter avec n'importe quoi. Ce plastique là était peut-être enterré dans son jardin?


Néanmoins, je distinguais mon ami allongé dans sa maison broc'hoclite, avec ce rose au joue qui caractérisait son humeur joyeuse.


Tout chez lui était joyeux. Sa moquette rose, et son regard brillant. Son rire inextinguible pouvait lui valoir des hoquets insurmontables en moins de 3 heures. Pour le moment, on prenait soin de lui, il avait besoin de repos m'avait on dit. Ce qui pouvait expliquer ce lit improbable pour lui, que son amie Sarah avait du lui prêter récemment, lui permettant ainsi de faire le malade.



Il dormait. Ne voulant pas le réveiller, j'ai laissé près de lui un gâteau de boue qu'il trouverait à un moment plus opportun, quand il serait capable de s'y rouler. Là, Sarah devinerait sa guérison complète et viendrait reprendre son lit avant que ne s'y produise une inéluctable rencontre entre la boue et la couette à fleurs.
Et dire qu'il a fallu tout ranger...