23.10.07

Offre d'affres en tout genre...

Pour commencer, la petite phrase:
Contexte, le téléphone sonne...Fils se précipite pour converser avec l'interlocuteur, quel qu'il soit, ce qui compte c'est causer.
Le téléphone sonnait encore, bien que Fils soit rapide...une fois, deux fois, tr...
Il décroche:
_"mais pourquoi tu sonnais encore puisque j'arrive?"

***
On pourrait se dire que c'est facile.
Un mot, puis un autre, pour faire une phrase comme on apprend à marcher.
On a oublié le temps nécessaire à l'acquisition du geste. On oublie les chutes, les bobos...
Qui, quand, où, comment, pourquoi, pourquoi faire?
Telles sont les questions qui me sont remontées à la mémoire...celles que l'on doit se poser avant toute rédaction d'une dissertation en Histoire...
Après me sont revenus les noms.
Ceux qui ont compté.
M Blanc; dans sa classe, un rayonnage avec des livres dont, entre autres, Le Lion de Kessel...
Mme Weï yu Neng, je ne suis plus sûre de l'orthographe...qui nous avait donné une dictée, la première avec elle, et nous avait noté en négatif...ça allait jusqu'à moins 75...j'étais fière d'avoir eu 5. Sur 20 bien sûr.
Je suis à présent contre le système de notation qui tire vers le bas. L'échec ne fait pas avancer, c'est un fait avéré.
En métropole, il y a eu M Belbéoch. Content de ce que j'écrivais. Qui donnait des exemples pour expliquer la grammaire en utilisant des phrases comme: "la nuit, j'écoute pousser mes cheveux".
Et Mme Legrand:
"Il y a une perle dans ce que tu écris, mais il faut que tu la dépouille de sa gangue"...comment oublier des commentaires pareils.
Mme Cubière, avec son accent du Sud ouest et ses gestes vivants, actifs, sa passion pour l'Histoire, à l'origine de mon orientation...
A la Fac, j'aurais préféré me contenter d'écouter. Tout était intéressant. Enfin, presque.
M Bouthillon.
Alors lui, il a la palme. Polyglotte (fallait entendre son message d'accueil sur sa messagerie: français, italien, breton, alors qu'il n'était pas en Bretagne depuis un an!), bleu roi(la couleur de ses lunettes assorties à son costume. Respect pour son savoir, sa pédagogie et sa façon de noter: à chacun (un amphi!) il mettait une petite lettre qui expliquait les points positifs, ce qu'il faudrait améliorer, ses encouragements...
M Le Prohon, pédagogue et passionné aussi
Tant d'autres...
On peut se dire qu'avec eux, ça devrait être facile. En tout cas, ils ont tout fait pour. Merci.

Mais en fait, c'est 'achement difficile!
5 pages, c'est concis...un conte... pour rêver, pour les enfants, pour les adultes?
J'ai plein d'interrogations. Situer à une époque autre que la nôtre me semble logique. Faire du merveilleux aussi.
Mais, je doute. J'affre. C'est un nouveau terme. Le nom affres, devenu verbe, soit l'action de s'arracher les cheveux...
Vous êtes ma cible préférée.
Attention, j'attaque, j'affre à travers vous, affreusement angoissée de vous décevoir. Non. de ME décevoir.
Amen.

19.10.07

Chaud devant...

Le matin du jour où j'ai décidé de participer à l'écriture d'un Conte de Noël...





Mes Trois supporters recevront les pages en exclusivité...

Ceci étant pour me donner une idée, un devoir, une date limite...
Merci.


18.10.07

Utopie, à moitié...

Tel le merlan sur l'étal du poissonnier à la Criée, le matin mon oeil est vif et ma robe luisante...
A l'heure où le soleil fait se lever le manteau de brume campagnarde et salée, j'ai le pied léger, et l'humeur guillerette...
En plus, je suis lavée et habillée... et encore heureux, car il faut charger la "Grosse Bertha" des animaux familiers de la maison pour, à la maison du savoir, se rendre!
En rentrant, un divin café me tend son arôme, et dans sa saveur je m'apaise.
Bien sûr, aucune poussière ne trouble ce rituel et j'ai un temps fabuleux pour lire tous mes amis B*.
L'écran de la makina est plein de messages doux à l'oeil aux papilles et à l'oreille, je frémis...
Des idées folles se bousculent, connectent mes neurones, les font exploser aussi, mes cheveux frisottent, et je rigole: et si j'écrivais un livre...
Il me soutient sans faille, me pousse, m'absout, mais je tressaille: angoisse!
Oui, j'ai les chocottes!
Oui, une trouille de tous les diables...
La plume n'écrira pas pour moi, la feuille n'inventera pas l'encre qui la recouvre, et le lecteur ne se trouve pas sous les sabots du cheval!
Orgueil, lâcheté, présomption d'échec, avenir sans tache, et sans accent, merci!
Face à moi, l'écran
Face à moi...moi.
Et flûte! (tous les messages à caractère grossier ou impolis, sont de fait annihilés sur ces pages...n'en tenez point rigueur à l'auteur (j'adore ce mot) il ne peut s'en empêcher...seulement y penser, voila qui est dit!)

* B= bloggeurs, comme vous l'avez compris...et à ce stade, je ne peux me retenir de citer ceux la même qui par leurs messages, encouragements et remarques, me poussent à réfléchir plus loin, à chercher mieux, à défaut de me trouver encore je trouve un plaisir fabuleux à chercher...
Ainsi donc, je remercie le Président et d'une de m'avoir ministrée puis hier étoilée...bien que mes tentatives culinaires n'amusent parfois que moi, merci Marcus...
Une dame m'a soufflé des mots que mon oreille qui entend a captés...
Ecaterina, qui n'est pas la dernière à donner du courage et de bonnes idées avec toutes ses initiatives et son regard enthousiaste!
Une Anglaise, avec un jardin riche et varié, m'a aussi décorée, et je l'embrasse affectueusement ou dignement à l'anglaise, mais sans filer, n'est il pas Kitem?
Le Blog des Belles Lettres, rien que le nom fait rêver, de Brigitte, m'avait gentiment fait une place aussi!
Cela pour dire que je me trouve bien lotie par ici, et que je ne pense pas partir de si tôt!


14.10.07

Dire Straits...Pour dire quoi?



Musique et motions pas censurées...
J'étais sur le bord du lit.
Dehors, les drisses claquaient, les mouettes tournaient dans un ciel bleu, pur...
Un été, pas comme un autre. Un été, le 17 ème.
J'étais sur le bord du lit, au dessus de ma tête un autre lit, superposé.
Mes bras étaient bleus, du bleu des hématomes, dus à la dérive..
Fichue dérive...trop haute, quand on est dans l'eau...trop glissante, les mains mouillées...
Fichue dérive, celle de mon coeur amoureux.

J'étais sur le bord d'un lit, je devenais monitrice de voile...et j'en bavais!
Bleus des dessalages mal gérés en Laser
Honte des manoeuvres mal exécutées...
Langueur d'un coeur qui aime...
C'était l'été, celui de l'apprentissage, de l'humilité, de l'amitié (hein, Flore, tu me lis, là?), de l'amour...

Ce matin, musique...
Ce matin, je cherchais un disque...dans mon ordre habituel, j'en ai trouvé un, sans titre...

Et ce matin, j'avais 17 ans...

Musique, maestro!
Tu te souviens? Dire Straits en boucle?
Mark Knopfler était là ce matin...dans notre salon!
Impossible de savoir comment, pourquoi?
Tu te souviens? Cette musique que tu n'aimes pas, mais que d'autres écoutaient...encore et toujours...sans doute !
Je me souviens, et ça me fait rire!
C'est là, dans une boite,
Ça me fait sourire, ce n'est pas moi qui l'ai mise là!
Et Brel, au pied de ce lit de dortoir, dans une petite boite noire...

"Ô mon amour...Mon doux mon tendre mon merveilleux amour...
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour,
Je t'aime encore, tu sais, je t'ai-ai-me..."

Je l'ai écouté cet été là, Jacques...
J'ai pleuré toutes mes larmes, seule
J'ai aimé toutes mes forces, seule
J'avais 17 ans!
Ce disque là, ce morceau là, dont je ne connais même pas le titre, je ne l'ai pas ré entendu depuis...
Ça fait plus de 17 ans...

Ah!
Oui, Toi, ah!
Ce matin, j'étais dans mon lit...
Ce matin le ciel était bleu et la mer pas très loin...
Je n'ai plus 17 ans...plutôt deux fois 17 ans...
Mon coeur amoureux est le même... et Toi aussi...
Je n'ai plus 17 ans mais...!
Ah!!